Un traitement de l'HAV tout simplement adapté*

Obgemsa®

Profil succinct

Obgemsa® (vibégron) est un agoniste hautement sélectif des récepteurs β3-adrénergiques indiqué dans le traitement symptomatique de l’hyperactivité vésicale (HAV) chez l’adulte.1,2

Les agonistes des récepteurs β3-adrénergiques entraînent la relaxation du muscle détrusor pendant la phase de stockage, augmentant ainsi la capacité vésicale. Le vibégron agit de manière hautement sélective sur les récepteurs β3-adrénergiques, qui sont pertinents pour le traitement de l’HAV, mais n’agit pas ou presque pas sur les récepteurs β1- et β2-adrénergiques.2

Le vibégron est utilisé depuis des années déjà dans le traitement de l’HAV aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon.3,4

Tableau récapitulatif: vibégron (Obgemsa)

Mécanisme d’action

Activité spécifique des récepteurs ß du vibégron in vitro
Domaines d'application des agonistes/antagonistes ß
  • Les récepteurs β3-adrénergiques sont le principal sous-type impliqué dans la relaxation de la vessie9
  • Obgemsa® se lie aux récepteurs β3-adrénergiques et les active sur le muscle détrusor
  • Relaxation du muscle détrusor pendant la phase de stockage
  • Augmentation de la capacité vésicale2

Posologie et interactions médicamenteuses1

Les comprimés pelliculés de 75 mg de vibégron sont à prendre une fois par jour. Ils peuvent être pris pendant les repas ou en dehors des repas.

Ces comprimés peuvent aussi être écrasés, mélangés avec une cuillère à soupe (environ 15 ml) d’un aliment mou (p. ex. de la compote de pommes) et immédiatement pris avec un verre d’eau.

Obgemsa® ne nécessite aucune adaptation posologique, indépendamment de l’âge, du poids et des comorbidités des patient(e)s.1

Packshot Obgemsa
Taux d'arret du traitement de < 2% en raison d'EIM
Une seule dose pour toutes les personnes traitées par Obgemsa

Interactions médicamenteuses et sécurité

Le vibégron n’entraîne pas d’interactions médicamenteuses liées au CYP2D6 et ne présente en général qu’un très faible potentiel d’interaction.1,5

Le vibégron n’est pas recommandé1

  • en cas d’insuffisance rénale terminale;
  • en cas de lésion hépatique sévère (Child-Pugh C);
  • en cas de rétention urinaire;
  • pendant la grossesse et l’allaitement;
  • chez les enfants et adolescents.

En cas de traitement concomitant avec de la digoxine, un substrat de la P-gp:
Surveiller la concentration sérique, en particulier en cas de traitement concomitant avec des substrats de la P-gp à marge thérapeutique étroite (p. ex. dabigatran étexilate, apixaban ou rivaroxaban).

Les patientes et patients atteints d’HAV souffrent souvent d’autres comorbidités telles que l’HBP, l’hypertension ou la dépression et prennent donc d’autres médicaments, dont beaucoup sont métabolisés par le CYP2D6.

Pas de passage CYP2D6
Sélection de médicaments métabolisés par le CYP2D6

Étude EMPOWUR

L’étude EMPOWUR5 est une étude de phase 3 multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo et comparateur actif, menée auprès de n = 1 463 patients atteints d’HAV (ensemble complet d’analyse, 85% de femmes, 43% de sujets âgés de > 65 ans) sous vibégron 75 mg, toltérodine LP 4 mg et placebo pendant 12 semaines.

Graphique relatif à l'étude EMPOWUR

L’étude EMPOWUR a démontré l’efficacité rapide du vibégron sur les symptômes principaux de l’HAV: l’efficacité est significative après seulement deux semaines de traitement.5*

* Premier critère d’évaluation exploratoire

Étude à long terme EMPOWUR (52 semaines)

L’étude à long terme EMPOWUR12 est une étude d’extension de phase 3 multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle et contrôlée contre comparateur actif, menée auprès de n = 505 patients atteints d’HAV (ensemble complet d’analyse, 78% de femmes, 47% de sujets âgés de > 65 ans) sous vibégron 75 mg et toltérodine LP 4 mg pendant 40 semaines à l’issue de l’étude EMPOWUR.

L’étude à long terme EMPOWUR a mis en évidence, sur 52 semaines, un succès thérapeutique durable sous vibégron:

Nombre d'épisodes d'impériosité par jour
Nombre de mictions par jour

Sécurité et tolérance

Dans l’étude EMPOWUR, le vibégron a présenté un profil de sécurité favorable, comparable à celui du placebo.5 Le taux d’arrêt du traitement en raison d’effets indésirables était de 1,7% (placebo: 1,1%).5

L’étude EMPOWUR est une étude de phase 3 multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo et comparateur actif, menée auprès de n = 1 463 patients atteints d’HAV (ensemble complet d’analyse, 85% de femmes, 43% de sujets âgés de > 65 ans) sous vibégron 75 mg, toltérodine LP 4 mg et placebo pendant 12 semaines.

Effets indésirables survenus à une fréquence > 1%

AMBULATORY: sécurité cardiovasculaire

Les agonistes des récepteurs β3-adrénergiques disponibles jusqu’à présent ne doivent être utilisés qu’avec prudence chez les patients atteints d’HAV et présentant une hypertension ou un allongement de l’intervalle QT. Ils sont même contre-indiqués chez les patients atteints d’HAV et présentant une hypertension sévère.10

L’étude AMBULATORY10 n’a mis en évidence aucun effet cliniquement pertinent ou statistiquement significatif du vibégron sur la pression artérielle ou la fréquence cardiaque. Il n’y a donc aucune contre-indication pour les patients présentant une hypertension ou un allongement de l’intervalle QT.10

Cette étude de phase 3 multicentrique, randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo a été menée aux États-Unis auprès de n = 197 patients atteints d’HAV (ensemble complet d’analyse, âge: 40-75 ans) sous vibégron 75 mg et placebo pendant 28 jours (sélection sur 45 jours).

Dans cette étude, environ 40% des patients du groupe vibégron souffraient, au début de l’étude, d’une hypertension bien contrôlée (valeurs normales) par traitement médicamenteux.

Résultat après la phase de traitement:
L’analyse des données n’a mis en évidence aucune différence statistiquement significative des valeurs moyennes sur la journée respectives de la PAS, de la PAD et de la FC après 28 jours de prise quotidienne de vibégron par rapport aux valeurs mesurées dans le groupe placebo.

Graphique relatif à l'étude AMBULATORY

Persistance thérapeutique en situation réelle

Les données en situation réelle13 montrent, pour le vibégron, une persistance thérapeutique significativement supérieure à celle des anticholinergiques

  • Une proportion significativement plus élevée de patient(e)s était adhérente au traitement sous vibégron par rapport aux patient(e)s sous anticholinergiques
    (adhérence au traitement = nombre de jours couverts par le traitement par période d’observation en jours ≥ 80 %)13
  • La persistance thérapeutique médiane a été en outre plus longue sous vibégron:
    la persistance médiane déterminée dans les cohortes traitées par vibégron a dépassé celle du groupe sous anticholinergiques (172 vs 91 jours; p < 0,001; voir figure 6)13
Délai jusqu'à l'arret: vibégron vs anticholinergiques